Chapitre 9 : Recherche et Innovation

L’économie de la Bretagne est irriguée par un enseignement supérieur performant. Une soixantaine de sites sur le territoire assurent une offre de formation de proximité et la plupart des filières affichent une réussite supérieure à la moyenne nationale. Ce système de formation va de pair avec une recherche d’excellence, qui mobilise l’équivalent d’environ 17 000 personnes, dont 11 300 chercheurs : 6 800 en entreprises et 4 500 dans
les laboratoires publics.
Au 1er janvier 2021, le service en charge de la recherche et de l’innovation au sein du SGAR, l’ex-délégation régionale à la recherche et à la technologie (DRRT) intégrera le rectorat en tant que délégation régionale académique à la recherche et à l’innovation (DRARI). La DRARI restera en charge, sous l'autorité fonctionnelle du préfet de région, de ses missions en faveur de l’innovation des entreprises en Bretagne.

I - Développer l'équipement scientifique au service de l'excellence de la recherche régionale

Le contrat de plan Etat-Région (CPER)

L'année 2020 a été une année charnière dans le cadre des investissements pour l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation (ESRI) au travers des opérations du contrat de plan Etat-Région (CPER). L'Etat a conclu le CPER 2015-2020 avec une réalisation à 100 % de ses engagements financiers conjoints avec la Région Bretagne pour l'achat d'équipements scientifiques. Ce CPER structuré en méta-projets thématiques a permis de fédérer les communautés scientifiques au sein d'ambitions communes. Cette démarche a été le socle pour
la construction du prochain CPER 2021-2027.
L'Etat a conduit une expertise approfondie des nouveaux projets en synergie avec les représentants
des collectivités territoriales. La délimitation de ces projets répond à un souci de cohérence scientifique, où
les interactions entre équipes de recherche, souvent pluridisciplinaires, seront importantes. Chacun de ces projets réunit un ensemble de partenaires (universités, écoles, organismes) et, dans la grande majorité des cas, bénéficie du soutien financier d’au moins un grand organisme de recherche.
Ils s’inscrivent également dans la stratégie nationale sur les infrastructures de recherche. Les projets reflètent en outre les domaines stratégiques d’innovation tels qu’identifiés par la nouvelle stratégie régionale de recherche et d'innovation (dite S3 – Smart Specialisation Strategy) de la Région Bretagne :
1) sciences et technologies de la Mer, 2) numérique sécurisé et responsable, 3) industrie et production intelligente, 4) agriculture, agroalimentaire et « bien manger » pour tous, 5) santé et bien-être pour une meilleure qualité de vie, ainsi que dans les grandes transitions qui la sous-tendent : numérique, écologique et sociale. En complément au volet recherche, le prochain CPER comportera aussi des actions au travers du soutien aux acteurs qui accompagnent les PME dans l’innovation technologique, aux initiatives d'entrepreneuriat étudiant et à l'ouverture des plates-formes de recherche aux entreprises.

Dans le cadre du CPER 2015-2020, l'Etat a engagé 24 M€ pour l'équipement scientifique et 42 M€ pour l'immobilier universitaire.

L'inscription dans les dispositifs nationaux et européens

En cohérence avec les politiques de recherche européenne, la France a impulsé une démarche massive de financement d'équipements scientifiques de pointe au service de l'ensemble des disciplines scientifiques. Organisés au travers de plates-formes de recherche rassemblées au sein d'infrastructures nationales et européennes, ces équipements constituent des centres d'excellence. Ils sont également un important facteur de structuration car ils favorisent les synergies entre les équipes et entre les disciplines mais également entre recherches publique et privée.
En 2020, plusieurs équipes de recherche en Bretagne ont été lauréates de l’appel à projets (AAP) Equipex + du Programme d'investissements d'avenir (PIA) 3. Cet AAP avait pour objectif de financer des équipements lourds et structurants avec un focus spécifique dans le domaine du numérique afin d'accompagner la politique de « Science ouverte » annoncée par le Président de la République lors de son discours sur l’Intelligence Artificielle en 2018 et inscrite dans la loi Numérique de 2016.
Dans ce contexte, les acteurs académiques en Bretagne se sont mobilisés dans 13 projets pour un investissement total de 121 M€.
Parallèlement, à cette démarche, le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (MESRI) a labellisé le data-center Eskemm Data au rang de data-center régional. Eskemm Data permettra d'offrir à partir de 2022 une infrastructure au meilleur niveau pour l'hébergement des équipements informatiques des acteurs de la recherche et, à terme, facilitera le partage des données scientifiques et des solutions de calcul remarquables en synergie avec les centres de calculs nationaux et européens. Ce projet de data-center mutualisé a en outre vocation à être fortement soutenu par le prochain le CPER 2021-2027. L'Etat soutient ainsi la recherche régionale à renforcer sa place dans la compétition nationale et européenne.

TerraForma

Projet Terra Forma, porté par l'université de Rennes 1, est lauréat de l'AAP Equipex+ du PIA 3

Equipex +

Les projets représentent une contribution de l’Etat de 13 M€
d’équipement directement sur le territoire breton avec une répartition territoriale équilibrée entre le site rennais UniR (6 M€) 
et le site Brest-Vannes-Lorient (7 M€).

II - L'innovation et la technologie au service des transitions de la société

Un dispositif de valorisation et de transfert conforté autour de la SATT Ouest Valorisation

La valorisation de la recherche régionale poursuit sa structuration et sa montée en puissance. Les établissements d'enseignement supérieur et de recherche régionaux disposent, en commun avec ceux de la Région des Pays de la Loire, d'une structure dédiée à cette activité, la société d'accélération de transfert technologique (SATT) Ouest Valorisation, crée en 2012 grâce au programme des Investissements d'avenir (PIA). Celle-ci a fourni en 2020 des preuves de performance qui ont conduit en mars à lever la période probatoire décidée par le Premier ministre et donc à conforter l'activité et le financement de la SATT.
L'année 2020, malgré la crise sanitaire, s'est avérée la meilleure année depuis sa création en termes de résultat de transfert de technologie et de développement de startups technologiques issues de la recherche. Parallèlement, les établissements d'enseignement supérieur et de recherche (ESR) des sites de Rennes et de Brest-Vannes-Lorient ont installé, avec l'appui de Ouest Valorisation et des technopoles, leurs campus d'innovation de site, qui visent à définir une stratégie et des actions communes au service de la valorisation et de l'entrepreneuriat issus des établissements.

Campus Innovation

Lancement du campus d'innovation de Rennes,
Le 21 janvier 2020

Durant l'année 2019-2020 :
130
étudiants entrepreneurs en Bretagne,
19
 entreprises créées

L'encouragement de l'entrepreneuriat dans l'enseignement supérieur et la recherche

En 2020, les établissements publics d'enseignement supérieur bretons, en association avec la fédération des 7 technopoles, ont signé une nouvelle convention constitutive de Pépite Bretagne, le pôle commun chargé de sensibiliser les étudiants de la région à l'entrepreneuriat et d'accompagner ceux d'entre eux qui souhaitent s'investir dans un projet d'entreprises à travers, notamment, le diplôme national d'étudiant-entrepreneur.

En phase avec le plan national « Esprit d'Entreprendre », Pépite Bretagne a, fin 2020, été lauréat dans la catégorie « excellence » de l'appel à projets national des pôles d'entrepreneuriat, ce qui fournira au pôle des moyens financiers importants pour conduire ses actions jusqu'à fin 2022. Les axes stratégiques du projet consistent notamment à mieux sensibiliser les étudiants et à renforcer l'accompagnement des jeunes entrepreneurs dans toute leur diversité.

Une ambition territoriale renouvelée dans le numérique avec l'IRT b<>com

L'Etat avait créé, dans le cadre des Investissements d'avenir, les instituts de recherche technologique (IRT) et les instituts de transition écologique (ITE) afin de réunir en des enceintes communes les chercheurs de l'industrie et des laboratoires académiques autour de travaux scientifiques et technologiques permettant à la France de prendre une longueur d'avance dans des secteurs d'avenir.
En 2020, les IRT ont obtenu, au regard de leur bilan, un renouvellement du soutien financier de l'Etat. Dans ce cadre, l'IRT B-com, dont le siège est à Cesson-Sévigné et qui se positionne sur les technologies numériques, bénéficie d'un engagement à hauteur de 32 M€ pour la période 2021-2025. L'IRT complétera cet apport de l'Etat par des ressources propres (investissements privés, revenus de propriété intellectuelle, etc.) et des financements issus d'appels à projets régionaux, nationaux et européens.
En supplément, l'IRT B-com a présenté à l'Etat en septembre 2020 le projet de développer, à Lannion et à partir des compétences issues du plan de sauvegarde de l'emploi annoncé par Nokia, une technologie de 5G souveraine pour les réseaux industriels. L'Etat a annoncé en décembre une décision de soutenir les projets de R&D de l'IRT s'inscrivant dans cet objectif, à hauteur de 30 M€.

92 emplois créés ou préservés par le projet "xG Souveraine" à Lannion

IRT B-Com

Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l'investissement, annoncent la nouvelle tranche de financement des IRT à l'occasion d'une visite de l'IRT B-com à Rennes le 5 juin 2020.

III - Favoriser la recherche en entreprise et les startups technologiques

63 projets de création d'entreprises innovantes accompagnés par l'incubateur Emergys en 2020

SeaBeLife

SeaBeLife, startup basée à Roscoff et lauréat du concours i-Lab 2020, développe des candidats médicaments pour inhiber la mort cellulaire programmée et aider à préserver des organes touchés par des maladies graves. Elle a bénéficié entre autres du soutien de l'incubateur Emergys et d'une thèse CIFRE (convention industrielle de formation par la recherche).

L'accompagnement des projets d'entreprises innovantes via l'incubateur régional Emergys

La Bretagne possède une dynamique de création d'entreprises innovantes que les outils de l'Etat et de la Région visent à encourager. L'incubateur régional « Emergys », opéré par l'association des 7 technopoles de Bretagne, est chargé d'accompagner les projets à fort potentiel, dans une optique de création de futurs champions et d'encourager les transitions vertueuses des filières économiques. En 2020, l'incubateur a sélectionné 63 nouveaux projets d'entreprise, qui auront ainsi pendant 2 ans un appui dans leur montage juridique et financier ainsi que dans leur stratégie et leur recrutement. 17 de ces projets, issus de la recherche publique ou en lien avec cette dernière, ont bénéficié d'un financement du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (MESRI). Ce sont ainsi plus d'une centaine de projets qui sont accompagnés en continu, dont certains ont été distingués dans le cadre de concours nationaux tels que i-Lab ; en 2020, trois startups bretonnes étaient lauréates : Moovency (prévention des troubles musculo-squelettiques - TMS), Anozr Way (cybersécurité) et SeaBeLife (biotech). Afin de renforcer la création de startups à fort contenu technologique, les 7 technopoles et la SATT Ouest Valorisation ont constitué un projet commun, lauréat en 2020 de l'appel à projets national « startups-accélérateurs-incubateurs ».

La participation à l'élaboration de la stratégie de spécialisation intelligente pour l'innovation (S3) régionale

La stratégie régionale de recherche et d'innovation (dite S3 – Smart Specialisation Strategy) de la Région Bretagne pour 2021-2027 identifie les atouts et les ambitions de la région pour contribuer aux transitions environnementale, numérique et sociale. L'élaboration de cette stratégie répond à une demande de l'Union européenne aux autorités de gestion en charge du fonds européen de développement régional (FEDER) mais, au-delà, se donne pour objectif de mobiliser les acteurs de l'innovation en région autour d'objectifs partagés.
La S3 a été votée par le conseil régional en décembre 2020. L'Etat a participé à son élaboration et s'impliquera dans le suivi de sa mise en œuvre afin que la région tire pleinement parti de son alignement avec les priorités identifiées au niveau national (à l'image des « stratégies d'accélération » du 4e programme des investissements d'avenir). La S3 s'incarne dans un ensemble de collectifs d'acteurs de la recherche et de l'innovation constitués en fonction des thématiques stratégiques pour la Bretagne, ainsi que dans les projets que ces collectifs contribueront à faire émerger.

stratégie régionale de recherche et d'innovation

Le soutien aux entreprises via le crédit impôt recherche et le dispositif jeune entreprise innovante

Le crédit d'impôt recherche (CIR) représente 160 M€ au bénéfice de 1 100 entreprises dont le siège est en Bretagne et qui investissent dans la « recherche et développement » (R&D). 80 de ces entreprises bénéficient d'un CIR supérieur à 1 M€. Dans le cadre des contrôles conduits par l'administration fiscale, la DRRT a contribué à la vérification des déclarations au CIR afin de veiller à ce que celles-ci correspondent à des travaux de R&D et a mandaté à cette fin des expertises scientifiques.
Elle a également examiné les demandes de rescrits fiscaux des entreprises déposés dans le cadre du CIR ou du dispositif « jeunes entreprises innovantes » (JEI). La spécificité de ces procédures de rescrit nécessite de manière courante des échanges avec les entreprises concernées, en particulier avec les jeunes structures, afin que celles-ci puissent s'en approprier les attentes. En 2020, 65 dossiers de contrôle ou d'accord préalable ont été examinés.

50 rencontres individuelles effectuées par la DRRT avec des entreprises dans le cadre des procédures CIR et JEI.

IV - Adapter l'action au contexte de la crise sanitaire

68 communes mobilisées en Bretagne pour la Fête de la science 2020

Une Fête de la science qui se déploie aussi en numérique

L'édition 2020 de la Fête de la science, sur le thème de « l'homme dans la nature », s'est déroulée du 4 au 12 octobre 2020. En Bretagne, cette manifestation est coordonnée par l'Espace des sciences de Rennes pour le compte de l'ensemble des acteurs du pôle Bretagne culture scientifique. L'Etat contribue financièrement au montage de cette opération qui repose très majoritairement sur les moyens des structures de diffusion de la culture scientifique et technologique en place. Le respect des règles sanitaires a contraint la capacité de recevoir le public en présentiel au sein des villages des sciences organisés pour l'occasion. Ce sont néanmoins près de 32 000 personnes (près de 60 % de moins qu'en 2019) qui ont participé aux 233 événements programmés. 1 100 intervenants et 73 laboratoires ont été mobilisés. Au-delà des différentes manifestations, les structures ont pu continuer à diffuser largement les contenus via les réseaux sociaux et les plates-formes numériques.

Fete des sciences Rennes

La mobilisation des acteurs de la recherche et de l'innovation en région dans la lutte contre l'épidémie

En réponse à l'urgence dans la lutte contre l'épidémie, plusieurs acteurs en Bretagne ont été mobilisés. L'unité mixte de recherche (UMR) MICMAC et l'Etablissement français du sang (EFS) sont impliqués dans le projet « HARMONICOV » tandis que l'UMR LTSI (Marc Cuggia) l’est dans le projet « PATRAC », tous les deux retenus à l'appel à projets Flash Covid 19 de l'Agence nationale de la recherche (ANR). La société NG Biotech, en collaboration avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), a développé un kit immunologique de dépistage rapide de l'infection au coronavirus. Biosency, jeune entreprise incubée au sein de Emergys, a reçu l’autorisation d’exploiter un dispositif médical (bracelets connectés) adapté au traitement à distance de personnes en détresse respiratoire pour faciliter leur retour à domicile. Les hôpitaux (dont l’AP-HP) se sont montrés très intéressés par cet outil. Il a donc été décidé d’activer la production de 600 bracelets pour lesquels Biosency a eu besoin de composants plastiques et moyens d’assemblage. C’est Asica, à Saint‐Malo, en lien avec Actuaplast, à la Forêt‐Fouesnant, qui a fourni l’entreprise.
Enfin, le centre de diffusion technologique Biotech Santé Bretagne, en coordination avec la Région Bretagne, l'Agence régionale de santé (ARS) et la préfecture de région, a déployé une plate-forme numérique afin de coordonner les demandes et les solutions pour soutenir les professionnels de santé. Par exemple, avec l'appui des LabFabs rennais, brestois et le Rehab Lab de Kerpape (près de Lorient), SLS France a partagé ses contacts et ses compétences, coordonné et industrialisé les équipements médicaux nécessaires aux professionnels de santé. Grâce à l'impression 3D, la création de pièces de dérivation sur un système de respirateurs a permis au CHU de Brest d'installer quatre patients au lieu d'un sur un même appareil. En matière de visières, la capacité de production en Bretagne a été décuplée. Enfin, des entreprises, telles que Design For You à Guingamp ou la distillerie Breizh Cool, ont répondu favorablement pour produire du gel hydroalcoolique.

© NIAID

Le projet breton HARMONICOV (porté par l'unité de recherche MICMAC), financé par l'ANR, approfondit la compréhension de la réaction immunitaire face au COVID-19, permettant de mieux anticiper l'évolution de ses formes graves chez les patients.

Virus SARS-CoV-2 (en vert) émergeant de cellules (fond bleu).

Une adaptation des dispositifs de soutien à la recherche et à l'innovation au contexte de la crise sanitaire

Le premier confinement consécutif au Covid-19 s'est accompagné de la fermeture des laboratoires et de l’impossibilité de conduire des expérimentations sur le terrain.
Dans ce contexte, les personnels contractuels, les doctorants, post-doctorants, attachés temporaires d'enseignement et de recherche (ATER) et les personnes sous contrat à durée déterminée (CDD) ont été spécifiquement impactés, car leurs activités sont contractuellement limitées dans le temps. Pour les travaux mobilisant des expérimentations longues, comme les campagnes de terrain, les expérimentations annuelles ou les expérimentations animales, le retard était donc largement supérieur à la période de confinement et de fermeture des laboratoires. Pour répondre à cette situation, le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (MESRI) a donc décidé de réserver une aide exceptionnelle pour compenser financièrement le prolongement des contrats de travail.
Ce dispositif a été activé auprès de l'Agence nationale de la recherche (ANR), qui a donc décidé de prolonger de 6 mois tous les projets auprès des organismes et des établissements afin de dégager un soutien financier pour la prolongation des contrats des doctorants et des post-doctorants et enfin auprès de l'Agence nationale de la recherche et de la technologie (ANRT) qui assure la gestion administrative des thèses de convention industrielle de formation par la recherche (thèses CIFRE).
Parallèlement le MESRI a adapté ses démarches de soutien aux start-ups au sein des incubateurs. En Bretagne, l'incubateur Emergys, en collaboration avec la Région Bretagne, a ainsi prolongé la durée d'incubation afin d'apporter aux start-ups le temps pour réagir dans un contexte de crise et de leur faire bénéficier d'un accompagnement adapté des technopoles.

Ce sont actuellement plus de 10 000 demandes de prolongation qui seront validées par le MESRI sur la période 2020-2023.

Le MESRI a inscrit 30 M€ dans la loi de finances rectificative de 2020 et 90M € au-delà.

A ce jour, 1 281 thèses CIFRE ont pu bénéficier d'une prolongation de leur contrat dans le cadre de l'urgence sanitaire.